En attendant l’application effective de la nouvelle loi « anti-cadeaux » qui devrait intervenir selon nos informations en mars 2019, la Cour d’Appel de Besançon confirme et alourdit les condamnations prononcées en novembre 2017 par le tribunal correctionnel de Lons-le-Saunier.

Pour rappel dans cette affaire, deux pharmaciens employés d’une officine avaient notamment reçu de nombreux bons cadeaux de la part de fournisseurs soumis à la loi « anti-cadeaux ».

De fait, la Cour d’appel confirme les termes du jugement précité à savoir notamment (i) une peine d’emprisonnement d’un an avec sursis pour un des pharmaciens et (ii) une amende de 40 000 euros pour un des fournisseurs. Selon le délibéré, elle majore enfin significativement le montant d’indemnisation du préjudice moral de l’officine et de son titulaire devant être versé par les deux pharmaciens salariés.

Si d’autres éléments juridiques et factuels sont pris en compte par les magistrats, cette décision constitue un nouvel exemple de la rigueur dont font preuve les tribunaux pour sanctionner notamment financièrement le non-respect des textes dans le secteur pharmaceutique, comme le fait également de plus en plus l’ANSM.

2019 begins with a new judgment concerning the French anti-kickback statute in the pharmaceutical sector

 

Pending the entry into force of the new anti-kickback statute, which should occur according to our information in March 2019, the Besançon Court of Appeal confirmed and increased the sentences handed down in November 2017 by the Lons-le-Saunier criminal court.

In a case involving two pharmacists employed by a pharmacy, they had received numerous gift vouchers from suppliers subject to the anti-kickback statute.

The Court of Appeal upheld the above-mentioned judgment, namely (i) a suspended sentence of one year’s imprisonment for one of the pharmacists and (ii) a fine of 40,000 euros for one of the suppliers. The decision also significantly increased the amount of compensation to be paid by the two salaried pharmacists for the moral prejudice of the pharmacy and its owner.

If other factual and legal elements were taken into account by the judges, this decision must be considered as a new example of the rigorous analysis by the courts in order to financially sentence any non-compliance with the texts in the pharmaceutical sector, like the French Drug authority also does at the present time.

Sébastien Pradeau